Verlinghem

Quelques lignes pour présenter :

Généralités
VERLINGHEM est situé à 8 km au nord-ouest de Lille ; la commune fait partie de l’arrondissement de Lille, du canton de Quesnoy-sur-Deûle et de la 4ème circonscription électorale du Nord.

- son territoire s’étend sur 1 007 hectares.

- l’altitude moyenne est de 29 mètres.

- l’habitat est assez dispersé ; Il existe plusieurs hameaux (dont les plus éloignés du centre sont le Corbeau et la Champreuille), et de nombreux lieux-dits, notamment : le Bois Parquet, la Corneille, la Tuilerie, la couture de la ferme d’Arras, la Trémerie, la Croix, le Mazé, le Moulin, les Quatre Maisons, le Grand Plaisir, le Chêneau.

- Quatre routes principales traversent l’agglomération, qui par ailleurs compte 13 km de voies communales appelées chemins et assurant la desserte intérieure, conjointement avec les rues qui se trouvent dans les quartiers nouveaux. Enfin, la commune est traversée par trois voies de chemin de fer, et sur une très courte longueur, par le canal de la Deûle.

Armoiries

Ce sont celles d’une branche de la Maison de Luxembourg. Plusieurs membres de cette famille ont été Seigneur de Verlinghem au 15ème siècle. Elles sont ainsi décrites, en langage héraldique : " Ecartelé ; en 1 et 4 d’argent au lion de gueules armé et lampassé d’azur, couronné d’or. Aux 2 et 3 de gueules à une étoile à seize rais d’argent "

Cela signifie que l’écu est divisé en quatre quartiers ; celui du haut à gauche et celui du bas à droite, sont sur fond d’argent ornés d’un lion de couleur rouge, ayant les griffes et la langue de couleur bleue et portant une couronne d’or. Les deux autres quartiers portent sur un fond rouge une étoile d’argent ornée de seize rayons.

Population

Certains documents anciens permettent de l’évaluer à 500 habitants vers le milieu du 15ème siècle. Elle atteindra le millier au début du 17ème siècle et 1700 au moment de la Révolution. Ce chiffre variera peu au cours du 19ème siècle et voisinera 1500 au moment de la Grande Guerre.
Tombé à 900 en 1920, il augmentera assez régulièrement pour atteindre 2399 en 2004.


Origines – Evolution historique

Le site semble avoir été habité depuis les époques les plus reculées, et si l’on en croit l’histoire de Saint Chrysole, aux 3ème et 4ème siècles de notre ère, une communauté villageoise existait là, puisque le saint était venu pour l’évangéliser.
Plus tard s’y trouvait un lieu de culte, qui d’après des textes anciens, fut officiellement reconnu en 1066.
Au cours des âges, Verlinghem subit de nombreuses invasions ainsi que des périodes d’occupation dont les plus " récentes " se sont produites entre 1814 et 1818, puis entre 1914 et 1918, enfin de 1940 à 1944.
La population eut constamment à souffrir au cours de ces périodes conflictuelles.

Activité économique

Aucune industrie importante ne s’est jamais installée à Verlinghem, si bien que, l’activité de la population est restée très longtemps agricole et artisanale.
Actuellement, les habitants qui exercent leur activité professionnelle à Verlinghem sont :

- cultivateurs (polyculture intensive, élevage de bovins et de porcins)

- maraîchers (notons en passant la disparition presque complète de la fraisiculture qui occupait naguère des surfaces importantes)

- artisans ou commerçants

- employés dans le secteur tertiaire (administrations et surtout banque, grâce à la présence des services des Etablissements Scalbert-Dupont)

Mais de nombreux verlinghemmois doivent chaque jour se rendre dans d’autres localités (Lille en particulier) pour exercer leur métier, lequel en majorité relève du secteur tertiaire.

La commune compte deux établissements scolaires : l’école Gutenberg (école publique) et l’école Sainte Marie (établissement privé).


Les Monuments

Verlinghem possède plusieurs édifices dont certains sont assez remarquables. Passons les rapidement en revue.

L’église

Les historiens pensent que les parties les plus anciennes de l’édifice doivent remonter au 15ème siècle

L’église a subi de gros dégâts au cours de la guerre des gueux (vers 1565) : peut être a-t-elle été incendiée.

En 1840 (12 septembre), elle a été complètement détruite par un incendie accidentel. Elle fut rebâtie peu après sur les anciennes fondations mais fut agrandie du côté du chœur. Cet aménagement est très visible du fait que les murs anciens de la nef sont en pierre blanche et que les ajouts ont été réalisés en brique (architecte Charles César Benvignat)

Au cours de la Grande Guerre, les allemands utilisèrent le clocher comme poste d’observation, supprimant les quatre clochetons d’angle et décapitant la flèche centrale.

L’édifice subit des dégâts importants pendant la guerre 1914 - 1918, comme d’ailleurs tous les bâtiments du village qui étaient démolis à 90 %, si bien qu’il ne put être réutilisé pour le culte qu’en 1924.

Les événements de 1940 - 1944 occasionnèrent également des dommages mais ceux-ci furent beaucoup moins importants.

 

Les cloches

Elles eurent au cours des siècles une histoire agitée.

Elles étaient au nombre de trois à l’époque de la Révolution, mais une seule subsista du fait des réquisitions.

En 1840, elles étaient deux et lors de l’incendie ; elles furent complètement fondues. On ne récupéra que 186 livres de métal qui furent incorporées dans les nouvelles cloches.

Celles-ci restèrent en place jusqu’en 1917, date à laquelle les allemands les réquisitionnèrent.

Celles que nous entendons en ce moment datent de 1927 ; voici leurs caractéristiques :

- petite cloche, nommée Notre-Dame-des-Victoires - 450 kgs

- grosse cloche nommée Andréa Marie Amélie Chrysoline - 1580 kgs

 

Elles sont actionnées par un dispositif électrique qui a été installé en 1986.

 

La Fontaine Saint Chrysole

C’est un monument hagiographique avec statue moderne, réédifié en 1935.

Selon la tradition, au moment de son exécution par les soldats romains en l’an 303, l’apôtre Chrysole en donnant une dernière bénédiction, fit jaillir une source miraculeuse dont les eaux auraient la propriété de guérir les fièvres et les maux de tête.

De nos jours, certaines personnes croient en l’existence réelle de ces propriétés et viennent régulièrement puiser de l’eau.

La fontaine a été classée monument historique par arrêté ministériel du 5 octobre 1920.

 

Le château Viervoorde (ou château blanc ou encore Château Thiriez)

C’est un bel édifice de forme carrée dont la construction primitive remonte au 19ème siècle et qui est implanté au milieu d’un parc.

On pénètre dans la propriété par un ponceau surmonté d’un portail en pierre blanche, sommé de pots à feu.

Le bâtiment est orné d’une belle façade Louis XVI rythmée de pilastres monumentaux qui s’élèvent jusque la corniche.

La décoration de l’ensemble est élégante et sobre.

Compte tenu de l’importance des dégâts qu’il avait subi, le château a été presque entièrement rebâti après la Grande Guerre.

 

La Ferme des Templiers

Il s’agit d’une importante propriété ayant des allures de château féodal, du fait de la présence de larges fossés remplis d’eau qui l’entourent.

La bâtisse est assise sur un solide soubassement en grès; elle est surmontée d’un toit très pentu, garni de fenêtres mansardées.

La porte d’entrée cochère est encadrée par deux tourelles surmontées d’un toit en poivrière.

Le fronton du porche est garni d’un écu sculpté dans la pierre où l’on peut voir le blason d’un ancien propriétaire du domaine Jean de Conninck, une date : 1622, et une devise : " SOLI DEO GLORIA " (à Dieu seul la gloire).

Les bâtiments qui avaient été fortement endommagés lors de la Grande Guerre ont été refaits à l’identique.

La façade nord ouest a été classée monument historique par arrêté ministériel du 10 août 1920.

Notons que la dénomination "Ferme des Templiers" est usurpée; la ferme ayant réellement appartenu à l’ordre des Templiers se trouvait plus à l’ouest près de la limite de la commune de Pérenchies. Elle avait disparu avant la Révolution.

 

Le Monument aux Morts

Il a la forme d’un obélisque placé sur un socle qui lui donne une assise de bonne facture

On remarque en façade, à la partie supérieure, une croix latine et la croix de guerre. Cette décoration avait été attribuée à la commune avec la citation suivante :

"Vaillante cité en grande partie détruite par un violent bombardement, a gardé une attitude des plus énergiques pendant l’occupation ennemie".

Les inscriptions suivantes ont été gravées dans la pierre, en façade :

"Verlinghem à ses soldats morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918", et à la partie inférieure, deux vers de Victor Hugo :"Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie, Ont droit qu’à leur tombeau la foule vienne et prie".

Les noms gravés sont ceux de :

- cinquante deux soldats et trois civils victimes de la Grande Guerre,

- un soldat tombé en Syrie en 1926,

- trois civils tués en 1940,

- deux morts pour la France en 1944.

 

Le monument a été inauguré le 28 août 1921.

 

La Mairie :

Construite suivant les plans de M. Abadie, architecte à Lille, elle a été mise en service en Mai 1974 et inaugurée officiellement le 27 avril 1975 par M. Poher, Président du Sénat, en présence de nombreuses personnalités.


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Monsieur Emile Basselet
11, rue de la fontaine
59237 Verlinghem
tél : 03 20 08 80 67